Les émotions

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Travailler l'exagération à partir de l'enregistrement de sa voix

Proposition de Catherine Paré et Anne-Claire Raineri, enseignantes en Art dramatique

La structure proposée peut s'appliquer à d'autres environnements, par exemple une image de centre-ville, réaliste et transformée.

En fonction de l'ampleur qu'on veut lui donner, ce projet peut comporter plusieurs volets, ouvrir à la pluridisciplinarité et faire appel aux compétences transversales.


Activité conçue par ?????

Niveau suggéré

Les trois cycles du primaire

Intentions pédagogiques

  • Développer la capacité de développer un discours musical (une forme) et de l'interpréter.
  • Développer la capacité d’évocation poétique.

Objectifs pédagogiques

  • L’élève est capable de choisir des sons pertinents au regard de la proposition de création.
  • L'élève est capable de structurer l'emplacement des  zones de façon à permettre un parcours fluide dans l'image.
  • L'élève est capable d'imaginer et exécuter un parcours révélant une forme ( faire percevoir une évolution en amenant des éléments nouveaux, des retours de motifs, des  éléments surprise, réaliser une fermeture bien perceptible).

Forêt mystère :

  • L’élève est capable d’appliquer aux sons des transformations pertinentes au regard de la proposition de création.

Savoirs essentiels

à venir...

 

Préalables

  • Avoir une connaissance approfondie des outils de traitement Fonofone
  • Avoir une bonne compréhension de la façon de manipuler les zones sur l'image
  • S'être familiarisé avec les techniques de fondu-enchaîné,  de plans sonores

 

  • Repères culturels

    à venir

Préparation

L’enseignant demande aux élèves de nommer des sons qu’on entend dans une forêt.
Est-ce qu’on entend les mêmes sons le jour et la nuit ?
Est-ce qu’il y a beaucoup de sons ? Est-ce qu'il y a des sons étranges?

Amener à classer ces sons en catégories :

  • sons mélodiques aigus (chants d'oiseaux)
  • sons bruiteux : craquement de branches ou de feuilles sous les pieds,  bruissement des feuilles
    animées par le vent, bruits d'eau (ruisseau, cascade...)
  • sons d'animaux terrestres (crapauds et grenouilles, loups, coyotes...)
  • sons non naturels : passage d'un avion, scie à chaîne, circulation automobile au loin...[ouverture à une réflexion sur la pollution sonore]

Réalisation

1.  Représentation réaliste d'une forêt et réalisation d'un parcours

(La difficulté réside dans la réalisation d'un parcours fluide, où les sons se fusionnent bien, et qui donne le sentiment d'avancer).

Consignes de réalisation

L'enseignant.e divise le  groupe en équipes.

On peut imposer des règles, par exemple une durée, un son obligé...

Déterminer la durée de réalisation de chaque étape (minimum 30 minutes), en prévoyant la période de prestations des équipes et du retour critique.

 

  • Dans chaque équipe, les élèves construisent  le paysage sonore en créant les zones et en se répartissant les sons. Certains sons (par exemple le cri perçant d'un oiseau) peuvent être doublés pour créer un dialogue et un jeu de perspective.
  • On élabore sa "partition" : imaginer un déroulement, un "scénario", comme si on se promenait en forêt:

par exemple un début d'ambiance générale puis "dispute" entre deux oiseaux... changement de plan (on va vers le ruisseau...intervient un dialogue de crapauds...   pic-bois soudain en premier plan... un avion passe ... un orage éclate...retour à l'ambiance générale du début.

  • Interprétation : chaque équipe présente et commente sa réalisation.

 

  • Appréciation : les élèves commentent la prestation.

  Pistes d'évaluation

 

  • Le paysage était-il crédible : est-ce qu’on se sentait dans une forêt?  Était-elle réaliste ou évocatrice ?
  • Les sons étaient-ils bien choisis?
  • Le parcours était-il intéressant ? (originalité de la forme, développements, éléments surprise...).
  • Était-il techniquement réussi ? (continuité dans le geste,  pas de "trous"  ou de sautes de niveau sonore)
    Qu’est-ce qui peut être amélioré ?

 

Un exemple de réalisation individuelle

La zone jaune du haut permet d'installer un fond sonore.

Le parcours s'ouvre et se ferme de la même manière, conférant ainsi une unité formelle à l'ensemble. Il y a cependant une petite surprise : le grondement du tonnerre comme une sorte de coda.

Cacher les zones : c'est un peu comme apprendre une partition par coeur : d'une part, c'est plus joli et d'autre part ça oblige l'élève à bien mémoriser où sont les sons qu'i a placés sur l'image.

 

 

2. Représentation imaginaire d'une forêt et réalisation d'un parcours

Consignes

L'enseignant.e divise le  groupe en équipes.

On peut imposer des règles, par exemple une durée, une forme (comme A - B - C - D - A), un son obligé...

Déterminer la durée de réalisation de chaque étape (minimum 30 minutes), en prévoyant la période de prestations des équipes et du retour critique.

 

Les sons doivent majoritairement être créés à partir de la transformation de ceux utilisés dans la forêt champêtre.

Préparation dans les équipes

  • Dans chaque équipe on choisit une thématique : forêt mystérieuse, inquiétante, enchanteresse, merveilleuse, etc.).
  • On développe le vocabulaire (transformation des sons) et on se répartit les sons.
  • On élabore le scénario et on organise les zones en conséquence en se répartissant les rôles.
  • On pratique l'enchaînement (le déroulement du scénario)

Interprétation

  • À tour de rôle, les équipes interprètent leur création devant le groupe.

Rétroaction/objectivation

  • Demander à chaque équipe d'exprimer quelle était son intention.
  • Est-ce que l'intention est bien rendue? La perçoit-on bien?
  •  Est-ce que l'origine des sons est perceptible?
  • Est-ce qu'on perçoit bien une évolution dans le parcours?
  • Est-ce qu'il y a une bonne fermeture (on sent bien que la pièce est terminée).